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Excision et mutilations sexuelles chez les femmes
«IL S’AGIT D’UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE»

- STÉPHANE BERGERON

CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 1er juin 2009 – Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, appuie sans réserve la démarche d’Andréanne Laurin, élève de 5ième secondaire de l’école de Mortagne, qui a sollicité son soutien pour sensibiliser la population à la persistance de pratiques discriminatoires à l’égard des femmes, telles que l’excision et autres mutilations sexuelles, dans certaines régions du globe.  Dans le cadre d’un cours en formation personnelle et sociale, cette élève devait en effet trouver un moyen de poser un geste concret, par exemple la diffusion d’un communiqué ou la signature d’une pétition, visant à soulever publiquement une problématique qui la préoccupe. 

«J’ai été très touché par la démarche de madame Laurin, a déclaré monsieur Bergeron.  L’excision et autres mutilations sexuelles imposées aux femmes constituent encore des pratiques largement répandues dans certains pays.  Et quoique nous ne côtoyions que très rarement, ici au Québec, des individus qui ont subi de telles interventions ou qui les cautionnent, il ne s’agit pas moins d’une responsabilité collective qui doit nous interpeller et faire en sorte que nous cherchions à faire cheminer ces valeurs fondamentales de respect de l’intégrité de la personne et d’égalité des sexes, qui constituent l’une des pierres d’assise de la société québécoise.  Dans une simple perspective de solidarité humaine, il s’agit d’une problématique qui ne doit pas nous laisser indifférents.  D’ailleurs, l’excision est une pratique qui tend même à se répandre en Europe, en Australie, aux Etats-Unis et même au Canada, en raison de l’immigration en provenance de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Ouest», de poursuivre le député de Verchères.

«Madame Laurin nous rappelle que nous ne devons pas fermer les yeux et ignorer l’existence de telles pratiques, aussi mystérieuses et culturellement différentes puissent-elles paraître.  Dans le monde de plus en plus interdépendant dans lequel nous vivons, nos manières de consommer, de faire des affaires, de voyager et de nouer des relations, peuvent avoir des impacts réels sur la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens, peu importe leur lieu d’origine.  Tout ce qui se passe ailleurs finit par avoir des répercussions ici et vice-versa.  Il est donc essentiel de demeurer vigilants et sensibles à l’existence de ces pratiques inacceptables, afin de pouvoir réellement faire évoluer les mentalités», de conclure Stéphane Bergeron, en saluant de nouveau l’initiative méritoire d’Andréanne Laurin.

Rappelons que l’excision consiste à enlever partiellement ou totalement les organes génitaux externes des femmes.  Elle est effectuée sur de jeunes filles âgée en moyenne 8 ou 9 ans, et ce, dans des conditions d’hygiène généralement déplorables et avec des instruments de fortune.  Selon les statistiques de l’UNICEF, le nombre de victimes de ces actes se chiffrait, en 2008, entre 100 et 130 millions.
 
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