Consultations particulières sur le projet de loi privatisant le Mont-Orford : L'opposition officielle déplore l'empressement du gouvernement Charest
Québec, le mardi 23 mai 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, déplore l’empressement du gouvernement Charest d’aller de l’avant avec le projet de loi spéciale consacrant la vente du Mont-Orford à des intérêts privés.
Le député Bergeron s’explique mal l’entêtement du gouvernement, malgré l’opposition ferme de la majorité de la population, malgré la demande répétée de plusieurs groupes de retirer le projet de loi et malgré le manque de transparence évident de ce projet scandaleux.
« Pourquoi le gouvernement refuse-t-il l’offre faite par la Coalition SOS Parc Orford de suspendre jusqu’au 15 décembre le processus d’adoption du projet de loi afin de créer une table de concertation régionale, tel que le recommande le rapport du BAPE? À ce que je sache, l’intérêt public n’est pas menacé en accédant à cette demande », a indiqué Stéphane Bergeron.
Il trouve d’autant plus déplorable le fait que le ministre Béchard ait également refusé de tenir une consultation générale sur le projet de loi, ce qui aurait permis à tous les groupes concernés en Estrie d’exprimer leurs positions et de présenter leurs propositions. La consultation particulière imposée par le gouvernement réduit considérablement le nombre d’intervenants qui peuvent être entendus.
« Il m’apparaît également curieux que le ministre Béchard tienne les consultations avant de débuter l’adoption de principe du projet de loi. Cela n’est pas commun et indique clairement l’urgence avec laquelle le gouvernement veut imposer ce projet de loi inacceptable. Mais pire encore, lors du début des audiences, le ministre a catégoriquement refusé d’entendre la Ville de Magog qui est directement touchée par ce projet de loi », a poursuivi le député.
Pourtant, le consensus contre le projet prend de l’ampleur actuellement, particulièrement en Estrie. La MRC de Memphrémagog a d’ailleurs présenté une alternative au projet scandaleux du gouvernement Charest, une alternative largement acceptée par la population estrienne, supportée par la chambre de commerce locale et pour laquelle la Coalition SOS Parc Orford n’a pas fermé la porte. « Pour un gouvernement qui se targue d’être à l’écoute du monde municipal, pourquoi un tel refus d’écouter la population et les élus locaux, tel que le préconise le BAPE et tel que promis par le premier ministre en 2003 en campagne électorale? Il doit y avoir des intérêts sous-jacents qui échappent à la population dans ce dossier litigieux », a conclu M. Bergeron.
Dossier du Parc national du Mont-Orford
« LE GOUVERNEMENT DOIT FAIRE VOLTE-FACE! »
- STÉPHANE BERGERON
Québec, le mercredi 5 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole en matière de faune et parcs, M. Stéphane Bergeron, a formellement demandé au gouvernement de renoncer au projet de vente du Parc national du Mont-Orford, tel que présenté à la population le 6 mars 2006.
Questionné à l’Assemblée nationale, le 5 avril dernier, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, maintient sa position sur l’avenir du parc national du Mont-Orford, faisant ainsi fi de l’opposition populaire à ce projet.
«Nous avons tendu la main au ministre et à son gouvernement ce matin par le biais d’une motion pour qu’il abandonne le projet et revienne à la table des négociations avec la population de l’Estrie afin de trouver une solution à ce conflit qui prend chaque jour plus l’ampleur et suscite une très large contestation de la part de la population du Québec. Malheureusement, le gouvernement a voté contre cette motion. Fait intéressant à noter cependant, MM. Mulcair et Paradis n’étaient pas présents lors du vote sur la motion que j’ai déposée, ce qui laisse à penser qu’ils sont toujours opposés au projet, malgré l’apparente réconciliation dans les rangs libéraux», a indiqué M. Bergeron.
Rappelons que le projet initial de développement d’unités domiciliaires dans le parc national du Mont-Orford avait été rejeté par le BAPE parce que celui-ci ne respectait pas les normes environnementales. Or, un second projet a été présenté par le nouveau ministre, un projet sur lequel l’ex-ministre du Développement durable, M. Mulcair, a toujours refusé d’apposer sa signature.
«Une chose semble claire, c’est que la confusion et le manque évident de transparence règnent dans le camps libéral. L’arrivée de M. Béchard au ministère n’a rien d’une coïncidence. Le fait que celui-ci aille de l’avant avec le projet prouve qu’il répond à une commande politique de son chef. Quelles que soient les motivations, je pense que les effets de la vente d’une partie du parc national du Mont-Orford seraient plus dramatiques, plus dommageables que la situation actuelle. Il est totalement inadmissible que soit vendue, à des intérêts privés, une partie du patrimoine collectif des Québécoises et Québécois», a déclaré le député.
«Nous avons affaire ici à un nouveau projet, lequel n’a pas été soumis à une audience publique, qui ne répond pas aux principes énoncés dans le projet de loi sur le Développement durable présenté par le gouvernement, qui va à l’encontre de la volonté populaire et qui est en plus illégal. Comment un gouvernement peut-il aller de l’avant avec un projet qui renferme autant de déficiences?», s’est questionné M. Bergeron.
«Pour toutes les incohérences que renferme ce projet, pour la confusion générale que celui-ci suscite et parce qu’un manque de transparence évident sous-tend la transaction, nous exigeons que le gouvernement renonce au projet de vente du Parc national du Mont-Orford, tel qu’annoncé par le nouveau ministre du développement durable, de l’environnement et des parcs», a conclu M. Bergeron.
Le site de le SEPAQ offre une série de photos du Parc national du Mont-Orford que nous vous invitons à consulter en cliquant ici.
Projet de loi privatisant le Mont-Orford - LE GOUVERNEMENT S'ENLISE
QUÉBEC, le 3 mai - Le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, déplore l'entêtement du gouvernement Charest qui a décidé de poursuivre son projet de vente du Parc national du Mont-Orford.
D'abord, le projet de loi contrevient à quatre lois ou principes législatifs du Québec : la Loi sur les parcs, la Loi sur le ministère du Développement durable et des Parcs, le Code civil et tout ce qui encadre les pouvoirs des municipalités en matière de zonage et de lotissement.
Le dépôt à l'Assemblée nationale aujourd'hui du projet de loi du ministre Béchard va totalement à l'encontre de la volonté populaire dans ce dossier. Le sondage CROP publié aujourd'hui indique d'ailleurs clairement que 82 % des gens sont contre le projet du gouvernement Charest. Depuis plusieurs semaines, l'opposition officielle a fait la démonstration que le projet, tel que présenté à la population le 6 mars dernier par le gouvernement libéral, n'est pas viable économiquement, écologiquement, socialement ni légalement.
«Je ne comprends toujours pas ce qui pousse le gouvernement à aller de l'avant si rapidement avec ce projet sans envisager le moindre compromis.
Quels intérêts sous-tendent cette transaction puisque rien n'indique que ce projet constitue la meilleure solution et le ministre refuse catégoriquement de négocier toute autre avenue pour le bénéfice de la société québécoise, particulièrement les gens de l'Estrie qui se sont mobilisés contre le projet?
Tout ça relève de l'improvisation, de l'orgueil et de l'obstination», a indiqué M. Bergeron.
Le titre du projet de loi 23 ne mentionne pas qu'une partie du Mont-Orford sera vendue à des intérêts privés. «Cela manque de rigueur et totalement de transparence. La vérité, c'est que ce projet de loi concrétise la vente d'une montagne à des intérêts privés», a soutenu le député.
L'opposition officielle réclame la tenue d'une consultation générale sur le projet de loi dont la tenue d'une consultation spécifique dans la région de l'Estrie. De plus, l'opposition officielle réaffirme qu'elle entend tout mettre en oeuvre pour empêcher le gouvernement Charest de faire passer son projet de loi par bâillon.
«Rappelons que le ministre s'est époumoné pendant des semaines à nous dire que le projet de loi allait garantir l'intégrité écologique des terrains.
Or, il n'y a rien dans le projet de loi qui assure à ces terrains une protection accrue par rapport à celle dont ils bénéficient à l'intérieur du Parc national. C'est probablement le motif qui a poussé le député de Chomedey,
Thomas Mulcair, à voter contre son propre gouvernement et c'est la démonstration que ce projet est celui du ministre Béchard et non celui du député de Chomedey», a indiqué le député de Verchères.
«Dans le fond, le projet de loi présenté aujourd'hui représente un chèque en blanc donné au ministre Claude Béchard. Il n'y a pas de quoi être rassuré!
Les groupes écologiques ont toutes les raisons d'être inquiets», a conclu Stéphane Bergeron
Vente du Mont-Orford à des intérêts privés
UN DÉLUGE DE MOTS POUR JUSTIFIER UN PROJET INACCEPTABLE
Québec, le vendredi 28 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, dénonce la langue de bois du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, à l’occasion de l’étude des crédits budgétaires débattus aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
« Bien que nous soyons favorables à l’agrandissement du Parc national du Mont-Orford et l’atteinte de l’objectif sur les aires protégées largement déficitaire au Québec, nous continuons de croire qu’il est scandaleux que le gouvernement Charest ait pu imaginer vendre une partie de la montagne pour y parvenir, encore moins quand cette montagne est un patrimoine collectif et une fierté régionale et nationale. C’est complètement irrationnel », a indiqué M. Bergeron.
Rappelons que le député de Verchères s’est dit favorable à l’agrandissement du Parc national du Mont-Orford et a réitéré sa position à l’Assemblée nationale le 5 avril dernier. Or, le ministre Béchard ne semble pas l’avoir écouté puisqu’il se réveille aujourd’hui par voie de communiqué. « Enfin, je comprends certaines choses. Le ministre a besoin de beaucoup de temps pour écouter et finalement comprendre les gens. Peut-être va-t-il enfin entendre la population du Québec et plus particulièrement celle de l’Estrie, les experts et chercheurs, les ex-directeurs de parcs, les membres du caucus libéral, les membres du Parti libéral, de la Coalition S.O.S Parc Orford, qui sont profondément contre la vente de la montagne et enfin dire à son premier ministre qu’il est grand temps de reculer dans ce dossier », a poursuivi le député.
Le ministre Béchard a volontairement refusé aujourd’hui de répondre à plusieurs questions de l’opposition officielle lors de l’étude des crédits. « Le ministre est passé maître dans l’art de parler pour ne rien dire. C’est un déluge de mots dans un désert d’idées. La question maîtresse demeure sur la table : pourquoi faut-il vendre une montagne pour doubler la superficie du Parc national du Mont-Orford? À cela, le yes man du premier ministre Charest n’a aucune réponse » a déclaré Stéphane Bergeron.
Le député de Verchères persiste à dire que ce ne sont pas tous les terrains mis en réserve foncière qui sont de valeur exceptionnelle, comme il en a fait la démonstration en conférence de presse le 18 avril dernier. Par ailleurs, le ministre n’a pas été en mesure d’infirmer le fait que l’exploitation forestière de la compagnie Greif, qui est propriétaire de 66 % de ce terrain, avait cessé. « On se demande toujours combien coûtera l’entente avec la compagnie pour cesser les travaux. De plus, dans les crédits budgétaires du ministère, aucune prévision n’a été faite pour l’achat éventuel de terrains. Cela prouve une fois de plus que ce projet est sous le sceau de l’improvisation, de la précipitation et de la confusion », a indiqué le député.
« Nous avons réitéré notre proposition au ministre de s’asseoir avec tous les intervenants afin d’en arriver à une solution concertée. Une fois de plus, le ministre est demeuré vague à souhait refusant systématiquement de répondre à la question », a conclu le député.
Vente du Mont-Orford à des intérêts privés
UN DÉLUGE DE MOTS POUR JUSTIFIER UN PROJET INACCEPTABLE
Québec, le vendredi 28 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, dénonce la langue de bois du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, à l’occasion de l’étude des crédits budgétaires débattus aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
« Bien que nous soyons favorables à l’agrandissement du Parc national du Mont-Orford et l’atteinte de l’objectif sur les aires protégées largement déficitaire au Québec, nous continuons de croire qu’il est scandaleux que le gouvernement Charest ait pu imaginer vendre une partie de la montagne pour y parvenir, encore moins quand cette montagne est un patrimoine collectif et une fierté régionale et nationale. C’est complètement irrationnel », a indiqué M. Bergeron.
Rappelons que le député de Verchères s’est dit favorable à l’agrandissement du Parc national du Mont-Orford et a réitéré sa position à l’Assemblée nationale le 5 avril dernier. Or, le ministre Béchard ne semble pas l’avoir écouté puisqu’il se réveille aujourd’hui par voie de communiqué. « Enfin, je comprends certaines choses. Le ministre a besoin de beaucoup de temps pour écouter et finalement comprendre les gens. Peut-être va-t-il enfin entendre la population du Québec et plus particulièrement celle de l’Estrie, les experts et chercheurs, les ex-directeurs de parcs, les membres du caucus libéral, les membres du Parti libéral, de la Coalition S.O.S Parc Orford, qui sont profondément contre la vente de la montagne et enfin dire à son premier ministre qu’il est grand temps de reculer dans ce dossier », a poursuivi le député.
Le ministre Béchard a volontairement refusé aujourd’hui de répondre à plusieurs questions de l’opposition officielle lors de l’étude des crédits. « Le ministre est passé maître dans l’art de parler pour ne rien dire. C’est un déluge de mots dans un désert d’idées. La question maîtresse demeure sur la table : pourquoi faut-il vendre une montagne pour doubler la superficie du Parc national du Mont-Orford? À cela, le yes man du premier ministre Charest n’a aucune réponse » a déclaré Stéphane Bergeron.
Le député de Verchères persiste à dire que ce ne sont pas tous les terrains mis en réserve foncière qui sont de valeur exceptionnelle, comme il en a fait la démonstration en conférence de presse le 18 avril dernier. Par ailleurs, le ministre n’a pas été en mesure d’infirmer le fait que l’exploitation forestière de la compagnie Greif, qui est propriétaire de 66 % de ce terrain, avait cessé. « On se demande toujours combien coûtera l’entente avec la compagnie pour cesser les travaux. De plus, dans les crédits budgétaires du ministère, aucune prévision n’a été faite pour l’achat éventuel de terrains. Cela prouve une fois de plus que ce projet est sous le sceau de l’improvisation, de la précipitation et de la confusion », a indiqué le député.
« Nous avons réitéré notre proposition au ministre de s’asseoir avec tous les intervenants afin d’en arriver à une solution concertée. Une fois de plus, le ministre est demeuré vague à souhait refusant systématiquement de répondre à la question », a conclu le député.
Projet du parc du Mont-Orford
«Plusieurs terrains convoités par le ministre sont en cours de déboisement!» - Stéphane Bergeron
Québec, mardi 18 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a rendu public un certain nombre de photos troublantes témoignant d’activités de déboisement en cours sur plusieurs des terrains mis sous réserve foncière par le ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, dans le cadre du projet d’agrandissement du parc du Mont-Orford.
«C’est une bien triste découverte qui a été faire, alors qu’on a, pour reprendre l’expression du ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, “marché les terrains” convoités par le gouvernement pour l’agrandissement du parc national du Mont-Orford. Certaines zones sont sous exploitation forestière. Les images sont éloquentes: importants sillons laissés par les débusqueuses, de nombreux chemins forestiers, des arbres coupés, des branches qui jonchent le sol, des souches laissées en plan. De nombreux arbres, pourtant épargnés par les débusqueuses, portent néanmoins les marques flagrantes de l’activité humaine intensive qui a cours dans les parages. C’est complètement renversant», a lancé le député Stéphane Bergeron.
«Pourtant, a-t-il poursuivi, le ministre avait affirmé à l’Assemblée nationale qu’il avait “marché les terrains”, afin de s’assurer de la valeur écologique de ceux-ci. De deux choses l’une, ou bien la visite aura été très expéditive ou bien le ministre fait preuve de mauvaise foi!»
Le député de Verchères n’a pas manqué d’insister sur l’étendue et la localisation géographique problématique des travaux en cours: «Au travaux en cours dans le secteur du Mont Carré, s’ajoutent ceux au nord de la route 222, d’autres dans la prucheraie, sise au nord du ruisseau Ély, qui sert de décharge au Lac Larouche, et des activités d’abattages d’arbres dans la bande de protection de la rive du ruisseau de décharge du Lac Chevreuil. En quoi des terrains sous exploitation forestière contribueront-ils à la vocation de conservation du parc?», s’est interrogé monsieur Bergeron.
S’agissant de la superficie totale des terrains faisant l’objet d’activités interdites dans un parc de conservation, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs a sommé son vis-à-vis de produire un inventaire complet des territoires en question. «Les dégâts touchent aussi les sentiers pédestres aménagés par Les Sentiers de l’Estrie. Comme le principal secteur visité, constitué de terrains appartenant présentement à la compagnie des frères Greif, se trouve littéralement à la jonction entre le parc actuel et la partie la plus importante de l’agrandissement projeté, les amateurs de plein air et de randonnée pédestre auraient à traverser une zone dévastée en parcourant le parc du nord au sud et vice-versa. Le ministre osera-t-il maintenir que l’ensemble des terrains qu’il convoite ont une grande valeur écologique?», de demander le député de Verchères.
Enfin, Stéphane Bergeron a rappelé que la double vocation de l’actuel Parc national du Mont‑Orford avait été reconnue et endossée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. « Les activités récréatives, que sont le ski et le golf, ont leur place historique dans le parc et reçoivent l’assentiment de la population. Loin de respecter l’intégrité du Parc national, le gouvernement Charest s’apprête à le dénaturer complètement en vendant la montage dont il porte le nom. On n’échange pas des écosystèmes en haute altitude pour des terres basses, surtout si certaines d’entre elles ont peu de valeur sur le plan de la conservation. S’il a vraiment à cœur le développement durable, le ministre peut bien accroître la superficie du Parc national du Mont-Orford, mais il doit à tout prix y maintenir la montagne, afin d’assurer la conservation permanente d’un territoire protégé », a conclu le porte-parole.
Projet du parc du Mont-Orford
«Plusieurs terrains convoités par le ministre sont en cours de déboisement!» - Stéphane Bergeron
Québec, mardi 18 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a rendu public un certain nombre de photos troublantes témoignant d’activités de déboisement en cours sur plusieurs des terrains mis sous réserve foncière par le ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, dans le cadre du projet d’agrandissement du parc du Mont-Orford.
«C’est une bien triste découverte qui a été faire, alors qu’on a, pour reprendre l’expression du ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, “marché les terrains” convoités par le gouvernement pour l’agrandissement du parc national du Mont-Orford. Certaines zones sont sous exploitation forestière. Les images sont éloquentes: importants sillons laissés par les débusqueuses, de nombreux chemins forestiers, des arbres coupés, des branches qui jonchent le sol, des souches laissées en plan. De nombreux arbres, pourtant épargnés par les débusqueuses, portent néanmoins les marques flagrantes de l’activité humaine intensive qui a cours dans les parages. C’est complètement renversant», a lancé le député Stéphane Bergeron.
«Pourtant, a-t-il poursuivi, le ministre avait affirmé à l’Assemblée nationale qu’il avait “marché les terrains”, afin de s’assurer de la valeur écologique de ceux-ci. De deux choses l’une, ou bien la visite aura été très expéditive ou bien le ministre fait preuve de mauvaise foi!»
Le député de Verchères n’a pas manqué d’insister sur l’étendue et la localisation géographique problématique des travaux en cours: «Au travaux en cours dans le secteur du Mont Carré, s’ajoutent ceux au nord de la route 222, d’autres dans la prucheraie, sise au nord du ruisseau Ély, qui sert de décharge au Lac Larouche, et des activités d’abattages d’arbres dans la bande de protection de la rive du ruisseau de décharge du Lac Chevreuil. En quoi des terrains sous exploitation forestière contribueront-ils à la vocation de conservation du parc?», s’est interrogé monsieur Bergeron.
S’agissant de la superficie totale des terrains faisant l’objet d’activités interdites dans un parc de conservation, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs a sommé son vis-à-vis de produire un inventaire complet des territoires en question. «Les dégâts touchent aussi les sentiers pédestres aménagés par Les Sentiers de l’Estrie. Comme le principal secteur visité, constitué de terrains appartenant présentement à la compagnie des frères Greif, se trouve littéralement à la jonction entre le parc actuel et la partie la plus importante de l’agrandissement projeté, les amateurs de plein air et de randonnée pédestre auraient à traverser une zone dévastée en parcourant le parc du nord au sud et vice-versa. Le ministre osera-t-il maintenir que l’ensemble des terrains qu’il convoite ont une grande valeur écologique?», de demander le député de Verchères.
Enfin, Stéphane Bergeron a rappelé que la double vocation de l’actuel Parc national du Mont‑Orford avait été reconnue et endossée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. « Les activités récréatives, que sont le ski et le golf, ont leur place historique dans le parc et reçoivent l’assentiment de la population. Loin de respecter l’intégrité du Parc national, le gouvernement Charest s’apprête à le dénaturer complètement en vendant la montage dont il porte le nom. On n’échange pas des écosystèmes en haute altitude pour des terres basses, surtout si certaines d’entre elles ont peu de valeur sur le plan de la conservation. S’il a vraiment à cœur le développement durable, le ministre peut bien accroître la superficie du Parc national du Mont-Orford, mais il doit à tout prix y maintenir la montagne, afin d’assurer la conservation permanente d’un territoire protégé », a conclu le porte-parole.
Québec, le mercredi 5 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole en matière de faune et parcs, M. Stéphane Bergeron, a formellement demandé au gouvernement de renoncer au projet de vente du Parc national du Mont-Orford, tel que présenté à la population le 6 mars 2006.
Questionné à l’Assemblée nationale, le 5 avril dernier, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, maintient sa position sur l’avenir du parc national du Mont-Orford, faisant ainsi fi de l’opposition populaire à ce projet.
«Nous avons tendu la main au ministre et à son gouvernement ce matin par le biais d’une motion pour qu’il abandonne le projet et revienne à la table des négociations avec la population de l’Estrie afin de trouver une solution à ce conflit qui prend chaque jour plus l’ampleur et suscite une très large contestation de la part de la population du Québec. Malheureusement, le gouvernement a voté contre cette motion. Fait intéressant à noter cependant, MM. Mulcair et Paradis n’étaient pas présents lors du vote sur la motion que j’ai déposée, ce qui laisse à penser qu’ils sont toujours opposés au projet, malgré l’apparente réconciliation dans les rangs libéraux», a indiqué M. Bergeron.
Rappelons que le projet initial de développement d’unités domiciliaires dans le parc national du Mont-Orford avait été rejeté par le BAPE parce que celui-ci ne respectait pas les normes environnementales. Or, un second projet a été présenté par le nouveau ministre, un projet sur lequel l’ex-ministre du Développement durable, M. Mulcair, a toujours refusé d’apposer sa signature.
«Une chose semble claire, c’est que la confusion et le manque évident de transparence règnent dans le camps libéral. L’arrivée de M. Béchard au ministère n’a rien d’une coïncidence. Le fait que celui-ci aille de l’avant avec le projet prouve qu’il répond à une commande politique de son chef. Quelles que soient les motivations, je pense que les effets de la vente d’une partie du parc national du Mont-Orford seraient plus dramatiques, plus dommageables que la situation actuelle. Il est totalement inadmissible que soit vendue, à des intérêts privés, une partie du patrimoine collectif des Québécoises et Québécois», a déclaré le député.
«Nous avons affaire ici à un nouveau projet, lequel n’a pas été soumis à une audience publique, qui ne répond pas aux principes énoncés dans le projet de loi sur le Développement durable présenté par le gouvernement, qui va à l’encontre de la volonté populaire et qui est en plus illégal. Comment un gouvernement peut-il aller de l’avant avec un projet qui renferme autant de déficiences?», s’est questionné M. Bergeron.
«Pour toutes les incohérences que renferme ce projet, pour la confusion générale que celui-ci suscite et parce qu’un manque de transparence évident sous-tend la transaction, nous exigeons que le gouvernement renonce au projet de vente du Parc national du Mont-Orford, tel qu’annoncé par le nouveau ministre du développement durable, de l’environnement et des parcs», a conclu M. Bergeron.
Le site de le SEPAQ offre une série de photos du Parc national du Mont-Orford que nous vous invitons à consulter en cliquant ici.
Motion Mont-Orford
Québec, le mardi 4 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, a présenté une motion qui sera débattue demain, le mercredi 5 avril 2006, de 10 h à midi, au Salon bleu de l’Assemblée nationale. Cette motion se lit comme suit :
« Que l’Assemblée nationale demande au premier ministre du Québec de renoncer à son projet de vendre une partie du parc du Mont Orford à des intérêts privés ».
Rappelons qu’après le débat de deux heures, tous les députés de l’Assemblée nationale seront appelés à voter sur la motion présentée par le député de Verchères.
Motion Mont-Orford
Québec, le mardi 4 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, a présenté une motion qui sera débattue demain, le mercredi 5 avril 2006, de 10 h à midi, au Salon bleu de l’Assemblée nationale. Cette motion se lit comme suit :
« Que l’Assemblée nationale demande au premier ministre du Québec de renoncer à son projet de vendre une partie du parc du Mont Orford à des intérêts privés ».
Rappelons qu’après le débat de deux heures, tous les députés de l’Assemblée nationale seront appelés à voter sur la motion présentée par le député de Verchères.
LE GOUVERNEMENT N’A AUCUNE ÉTUDE!
Québec, le mardi 21 mars 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, dénonce l’absence d’étude sur les coûts associés à la vente et au rachat de terrains dans le dossier du Mont-Orford.
Questionné à l’Assemblée nationale par Stéphane Bergeron, hier et aujourd’hui, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, a refusé de confirmer l’existence de rapports d’évaluation sur les coûts associés à la vente et à l’achat de terrains dans le dossier du Mont-Orford. Il a même affirmé qu’il n’était pas non plus question de vendre le Mont-Orford! « Si le fait d’échanger 649 hectares à un promoteur privé contre de l’argent ne constitue pas une vente dans l’esprit du ministre, on comprend mieux maintenant qu’il puisse exister un désaccord fondamental entre nous, en ce qui a trait au concept de privatisation des biens publics », a indiqué Stéphane Bergeron.
Rappelons que dans le journal Les Affaires du 18 mars dernier, le titulaire de la Chaire SITQ en immobilier de l’Université du Québec à Montréal, Jacques Saint-Pierre, affirmait que les coûts de vente du Mont-Orford seraient beaucoup plus élevés que prévu et que prétendre le contraire relève de la pensée magique et d’un amateurisme flagrant. « Le ministre du développement durable n’est pas en mesure de nous démontrer clairement comment il fait ses calculs. C’est à se demander pourquoi le gouvernement semble si pressé d’aller de l’avant avec un projet si mal ficelé », a soutenu le député de Verchères.
Le ministre Béchard a déclaré vouloir procéder rapidement dans le dossier et il semble qu’il veuille aller encore plus rapidement que ce que les gens ont pu penser jusqu’à maintenant. « Mais où se situe exactement l’urgence dans ce dossier? Après un an de tergiversations, voilà que le ministre Béchard, dès sa nomination, précipite la décision gouvernementale sans avoir convaincu l’opinion publique de la pertinence de ce projet, ni de la nécessité de procéder si rapidement », a poursuivi Stéphane Bergeron.
« Le ministre veut aller de l’avant avec ce projet sans l’approbation de la majorité de la population, sans disposer de la moindre étude concrète sur les coûts associés à la transaction, sans respecter les principes édictés dans le projet de loi sur le développement durable, ni le processus prévu par la Loi sur les parcs, et non plus sans se donner la peine d’examiner quelque autre alternative à ce projet. C’est véritablement inquiétant », a conclu Stéphane Bergeron.